Le livre en bref
L’art de la coïncidence s’attarde sur ces instants minuscules qui semblent anodins — et qui pourtant nous frôlent avec une justesse étrange. Une phrase arrivée au bon moment. Un geste qui change une trajectoire. Un hasard qui résonne un peu trop pour n’être que fortuit.
Cet essai ne cherche ni explication ni preuve.
Il recueille ce qui échappe : les frémissements, les décalages, les signes discrets que la vie glisse parfois dans les marges de nos journées pressées.
Après avoir traversé le pressentiment, l’inaccompli, le temps intérieur, ce huitième livre ouvre un espace plus délicat encore : celui où l’on ne comprend pas tout de suite, mais où l’on sent — doucement — que quelque chose fait écho.
Chaque fragment est une halte. Un ralentissement. Une invitation à écouter ce que le réel murmure quand on cesse de vouloir tout maîtriser.
Ce texte n’apporte aucune vérité définitive.
Il propose une manière d’être : une attention plus fine, plus lente, à ces coïncidences qui ne guident pas, mais éclairent.
Pour celles et ceux qui savent que certains instants se vivent avant de se comprendre.
Un livre subtil, vibrant et profondément humain, pour accueillir ce que la vie dépose en nous sans jamais le dire tout à fait.
— Orphée Gramma
Prix : 17,90 €
Nombre de pages : 164
Format : 133 mm x 203 mm (disponible en broché & numérique)
Date de parution : décembre 2025
ISBN : xxx xxx xxx
Il y a des moments où le monde semble se suspendre…
Où tout paraît se tenir dans un équilibre fragile, juste avant de se réorganiser. Ce n’est pas un instant spectaculaire, ni même une révélation fracassante, mais une subtile inflexion, un décalage à peine perceptible. Comme si le réel — tout à coup — nous frôlait d’une manière nouvelle… en silence.
Puis, sans avertissement, une sensation plus fine émerge.
Ce n’est ni un bruit, ni une parole, ni même un mouvement.
C’est une vibration légère dans l’air, un frémissement qui semble modifier la texture même du temps. Un souffle imperceptible, qui nous effleure à l’intérieur, comme une caresse du monde qui nous efface, puis nous dessine de nouveau.
L’instant semble suspendu dans un soupir. Il ne se passe rien… et pourtant, tout a changé. Une tension calme traverse l’espace, et sans savoir pourquoi, nous comprenons que le chemin a pris un tour nouveau — un tour qui ne se reverra plus.
Le hasard se glisse là.
Dans cette brèche, comme un souffle léger. Il se faufile sans bruit, sans que l’on s’en aperçoive vraiment. Un geste, une rencontre, un mot surgit à la lisière de notre conscience. Et pourtant, il résonne d’une façon étrange, comme si ce petit moment — insignifiant en apparence — portait en lui un écho beaucoup plus vaste. Une vibration douce, mais persistante. Un frémissement qui ne nous quitte plus.
Ce livre n’a pas la prétention de résoudre ce mystère.
Il ne cherche pas à décoder ces événements fugitifs qui nous frôlent. Il s’arrête, sur le vertige d’un tel instant. Sur cette prise de conscience silencieuse que certains « passages » ne peuvent être compris qu’en les vivant, sans hâte, sans désir d’explication.
C’est l’art de se tenir à l’orée de ce qui nous échappe.
De regarder l’invisible sans vouloir l’attraper.
Car il y a des moments dans la vie où l’on pressent que quelque chose nous traverse, mais sans pouvoir le nommer. Des signes se présentent à nous, timides, presque timorés. Mais ils restent là, en silence, jusqu’à ce que nous soyons prêts à leur donner un sens — un sens qui ne sera jamais tout à fait le même pour tous, car il se déploie en nous, unique et particulier.
Les coïncidences — ces instants où tout semble s’aligner avec une étrange justesse — ne sont pas des messages à déchiffrer.
Elles sont des résonances intérieures, des fenêtres ouvertes sur ce qui demeure, en nous, indicible. Non pas des indices qui nous guideraient, mais des échos subtils qui nous touchent, sans que nous puissions toujours en saisir la source.
Elles ne demandent ni réponse, ni explication. Elles offrent un espace… Un espace où le monde, sans crier, révèle des parties de nous que nous ne savions pas habiter.
Il ne s’agit pas ici de comprendre. Il s’agit d’accepter l’impossible comme une forme de présence. L’impossible de ce qui ne s’explique pas, mais qui reste là, vibrant, autour de nous.
Ce livre part de ce seuil — ce bord de l’invisible — là où l’on se tient, prêt à entendre sans force, prêt à regarder sans maîtriser.
Un instant où l’on se reconnaît dans ce que l’on ne sait pas, mais qui, pourtant, nous semble familier.
C’est là.
À cet endroit précis, que l’on commence à comprendre que le hasard n’est pas une erreur.
Il est une clé fragile qui ouvre, lentement, une porte en nous.
Ce livre est ce mouvement intérieur, silencieux et discret, mais qui, à force d’être observé, finit par nous laisser entrevoir quelque chose de plus vaste, de plus profond. Quelque chose que l’on pressentait déjà, mais que nous n’avions pas su accueillir.
Ce n’est pas une révélation, ni une solution. C’est une invitation.
Une invitation à se tenir au bord de ce qui reste encore à découvrir — non pas à travers une recherche frénétique, mais par une écoute délicate, un regard plus large, une attention portée aux petits détails qui échappent au tumulte du quotidien.
Ce livre ne propose aucune vérité.
Il ouvre un espace.
Un espace où l’on peut se permettre de ne pas savoir, mais où l’on accepte d’entendre ce qui murmure.
Car à travers ces frôlements invisibles, nous pouvons commencer à entendre ce que la vie, silencieusement, cherche à nous dire.
Sans mots. Sans certitudes.
Un simple murmure… au bord de l’invisible.