L’overdose
moderne

Le paradoxe d’une société de l’excès

Un essai pour comprendre comment le trop sature nos vies jusqu’à nous priver de l’essentiel.

Ce n’est pas le monde qui déborde.
C’est notre mesure qui vacille.

Le livre en bref

L’Overdose Moderne explore, avec une lucidité sensible, les effets invisibles d’un monde saturé. Dans une époque où tout semble accessible, l’essai interroge ce « trop » qui, sous les apparences du confort et du progrès, épuise notre attention, fragilise nos liens et dilue le sens.

Entre regard critique et écriture poétique, ce premier livre propose une traversée en profondeur de notre temps : promesse de performance, vertige du choix, bien-être marchandisé, dispersion continue… Chaque chapitre est une halte, un éclairage, une respiration.

Ce texte n’apporte ni solutions ni injonctions.
Il ouvre un espace de recul. Une mise à nu. Une invitation à sentir — ce que ce monde nous fait, et ce que nous pourrions, peut-être, retrouver.

Un livre nécessaire, porté par une écriture exigeante, accessible et singulière.

— Orphée Gramma

Prix : 17,90 €
Nombre de pages : 260
Format : 133 mm x 203 mm (disponible en broché & numérique)
Date de parution : décembre 2025
ISBN : xxx xxx xxx

Avant-propos

Aux confins du trop

Imaginez.

Une journée ordinaire. Rien ne manque. Le frigo est plein. Les messages sont lus. Les objets sont à leur place. Une notification vibre, une application s’ouvre, une commande arrive. Tout est fluide, instantané, disponible.

Et pourtant… quelque chose déborde.

Pas un événement. Pas une douleur franche. Plutôt une saturation douce, presque imperceptible. Un fond d’épuisement sans cause précise. Une lassitude qui ne dit pas son nom, mais qui s’installe. Comme si vivre, désormais, consistait à contenir un excès permanent.

Ce livre est né de là.

De ce trop qui ne crie pas, mais qui use.

De cette abondance devenue si ordinaire qu’elle ne se voit plus — et qui, pourtant, façonne nos existences en profondeur.

De cette impression sourde que, pour tout ce que nous avons gagné, quelque chose s’est perdu.

Nous vivons dans un monde d’accès illimité, de promesses infinies, de confort démultiplié. Mais dans ce plein, une question reste suspendue : pourquoi avons-nous encore si souvent l’impression d’être à distance de nous-mêmes ? Pourquoi ce sentiment diffus que le monde avance… sans nous ? Et pourquoi ce désir croissant de ralentir, de revenir, de réapprendre à habiter ce qui, à force de tout remplir, ne nous touche plus ?

Ce livre ne cherche ni à accuser, ni à proposer des solutions.

Il cherche à sentir. À nommer. À ouvrir un espace…

Un espace pour interroger ce que ce monde trop plein fait à nos désirs, à notre attention, à notre façon d’exister. Un espace pour ressentir les effets invisibles de l’hyperabondance : l’érosion du lien, la fatigue de choisir, la dispersion de soi, l’anesthésie du sens.

Ce n’est pas une démonstration. C’est une traversée.

On y parle de consommation, de performance, de quête intérieure reconditionnée en produit d’accomplissement, d’attention fragmentée, de confort devenu prison, de bien-être transformé en injonction. Mais surtout, on y cherche ce que cela nous fait — en dedans.

Car le véritable excès n’est peut-être pas à l’extérieur.

Il est dans ce que nous avons intégré sans le voir : l’idée que plus est toujours mieux. Que rapide est toujours juste. Que visible est toujours vrai.

Ce texte est une veille. Une veille au bord du trop… là où commence l’envie de respirer autrement.

Il ne trace pas de plan. Il n’impose rien. Il s’arrête. Il observe. Il respire. Il écoute ce qui murmure encore, au creux de la saturation : le besoin de moins. Le besoin de lien. Le besoin de retrouver ce qui compte, sous le bruit de ce qui brille.

Peut-être est-ce là que commence une autre forme de lucidité.

Non pas dans le rejet du monde, mais dans une attention plus fine à ce que ce monde efface — et à ce qui, en nous, ne s’est pas encore tout à fait tu.

Bienvenue aux confins du trop.

Dire juste.
Dire beau.
Dire vrai.

C’est notre manière d’éditer.

Et notre manière d’être au monde.