Le livre en bref
S’il fallait explore cette zone silencieuse où l’on cesse d’oser sans vraiment s’en rendre compte. Dans un monde qui valorise autant la performance que le confort, la médiocrité devient parfois un refuge discret — un juste milieu rassurant, qui finit par éroder nos élans les plus vivants.
L’essai interroge d’abord nos conditionnements collectifs : les normes qui apaisent, les renoncements polis, les désirs que l’on rend modestes pour rester « raisonnable ». Il s’attarde ensuite sur les pertes invisibles : ce que l’on n’ose plus viser, ce que l’on réduit en soi au nom de la paix ou du pragmatisme. Puis il ouvre une réflexion plus large sur les mécanismes sociaux qui encouragent le « pas trop mal », cette forme d’équilibre qui nous maintient à distance de nous-mêmes.
Ce texte ne prône ni l’excellence, ni la rupture.
Il propose une écoute fine — une conscience plus libre de nos seuils, de nos compromis, de nos choix implicites. Il invite à distinguer la paix profonde de l’endormissement, et à retrouver une exigence intérieure qui ne brille pas, mais qui éclaire.
Un livre lucide, poétique et profondément humain, pour celles et ceux qui veulent habiter leur vie sans la réduire.
— Orphée Gramma
Prix : 17,90 €
Nombre de pages : 188
Format : 133 mm x 203 mm (disponible en broché & numérique)
Date de parution : décembre 2025
ISBN : xxx xxx xxx
Il arrive que l’on ne tombe pas. Qu’on ne s’effondre pas. Qu’on ne crie pas à l’injustice. Et pourtant, quelque chose s’éteint.
Pas d’un coup. Pas même consciemment. Mais par glissements successifs.
Un rêve que l’on range. Un désir que l’on relativise. Une exigence que l’on étouffe, au nom du bon sens, du réalisme, de la paix.
On s’adapte. On fait au mieux. On avance sans froisser. Et, sans l’avoir décidé, on s’installe dans un entre-deux.
Ni vraiment vivant. Ni tout à fait éteint.
Ce livre est né de cette zone.
Celle que l’on appelle souvent « juste milieu », mais qui ressemble parfois à un renoncement qui ne dit pas son nom.
Il ne s’agit pas ici de dénoncer la médiocrité comme une tare, ni d’en faire un repoussoir commode. Il s’agit de regarder avec délicatesse ce qu’elle recouvre : le confort protecteur, les normes invisibles, les petites peurs déguisées en sagesse, les habitudes rassurantes qui finissent par contenir nos élans.
Car il y a des formes de médiocrité qui ne blessent pas. Mais qui usent.
À petits pas. Sans heurt. Sans scandale.
On cesse de viser haut.
Puis de viser juste.
Puis de viser, tout court.
Ce livre cherche à comprendre ce mouvement intérieur. Il interroge la normalité comme refuge. L’inertie comme oubli de soi. L’abaissement des exigences comme mode de survie.
Mais aussi les seuils. Les réveils.
Ces moments où quelque chose en nous demande à nouveau plus — pas au sens d’accumuler, mais d’être plus juste, plus vibrant, plus profondément vivant.
Il ne s’agit pas de prôner l’excellence ni de condamner le calme.
Mais de retrouver une écoute fine. Une conscience libre. Une manière de se situer intérieurement sans se dissoudre dans le contentement par défaut.
Ce livre ne cherche pas à faire bouger le monde.
Il cherche à faire place à cette question discrète que nous avons souvent laissée de côté : « Et si nous avions le droit de vouloir mieux… pour nous-mêmes ? »
Pas pour briller. Pas pour gagner. Mais pour ne pas s’oublier.
Bienvenue dans cet espace.
Un espace sans leçon. Sans mot d’ordre.
Juste une invitation à regarder, avec lucidité et tendresse, ce que nous laissons derrière — chaque fois que nous confondons la paix avec la résignation.